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Conseiller / Conseillère en économie sociale et familiale
Tarbes (65)
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En quoi consiste mon métier au quotidien ?
Mon métier consiste à accompagner des personnes dans le cadre d’un accompagnement lié au logement (plusieurs dispositifs disponibles à l’UDAF65). Nous aidons certaines personnes à accéder un logement (lien avec les bailleurs pour rechercher un logement adapté aux ressources, envies de la personne ; aide à la souscription de l’assurance habitation, aide à l’ouverture des compteurs, mise en place de budget prévisionnel pour s’assurer que les différentes charges passent dans le budget, repérage des institutions dans la ville…).
Nous accompagnons aussi des personnes qui ont un logement et qui subissent des difficultés budgétaire (dette locative, parfois plusieurs autres dettes…) qui compliquent leur vie en logement (procédure d’expulsion). Nous faisons un travail budgétaire afin de rétablir ce budget. Nous pouvons aussi rechercher un autre logement quand celui-ci n’est plus adapté à la situation de la personne.
Quelles sont les compétences et qualifications requises ?
Il faut avoir un diplôme de travailleur social car celui-ci permet d’avoir des connaissances sur les différents publics qu’on peut accompagner.
Il n’y a pas forcément de compétences à avoir car on apprend beaucoup sur le terrain et en échangeant avec les collègues, on peut trouver des méthodes adaptés à ces situations.
Pour ma part, j’ai un diplôme CESF qui m’a permis d’avoir des compétences plus approfondi sur la gestion budgétaire mais aussi sur les domaines de la vie quotidienne.
Quels sont les principaux défis ?
L’un des principal défi est d’essayer de changer les façons de faire des personnes qu’on accompagne.
Principalement lorsqu’on parle de la gestion budgétaire qui n’est pas toujours adapté à leurs situations et qu’ils se mettent en difficultés.
Ensuite, il faut aussi travailler le projet logement qui n’est pas toujours adapté avec la réalité locative.
Une personne qui veut absolument un T2, ne peut pas forcément car il n’y en a plus de disponible, il faut travailler le projet en studio.
Quels sont les aspects les plus gratifiants ?
L’aspect le plus gratifiant est lorsque les personnes ont un logement autonome et s’y sente bien (ils l’ont bien investi, pas de problème avec le voisinage…).
Le fait qu’ils n’ont plus besoin d’accompagnement soutenu mais juste un relai avec une assistante sociale de secteur.
C’est aussi lorsqu’on arrive à stabiliser la situation budgétaire et que la personne réussi à épurer ses dettes avec des échelonnements lorsqu’ils ne voulaient pas de dossier de surendettement.
Anecdotes et expériences marquantes
Nous avions proposés une sortie à des jeunes qu’on accompagne pour aller voir un concert de violon. Nous étions 3 accompagnatrices et 4 jeunes.
Nous avons mis du temps à trouver le lieu du concert et nous sommes arrivées en retard. Pendant une « entracte », nous sommes entrés et nous avons pu assister au concert.
Il y avait les 4 jeunes ensemble au bout, 2 personnes que nous ne connaissons pas à côté d’eux puis les 3 accompagnatrices en suivant. Au bout de 20 minutes, les jeunes faisaient que parler entre eux et dérangeaient les 2 personnes à côté puis ils nous ont dit « on peut partir, c’est vraiment nul ».
Nous avons attendu une autre « entracte » et nous sommes partis manger des pizzas au centre-ville. Nous avons finalement tous parler pendant plusieurs heures. Cette sortie a permis de parler de pleins de sujets qu’ils n’abordaient pas forcément avec nous dans un cadre plus « formel ».
Conseils pour les futurs professionnels
Le plus important est de rester informer sur ce qui existe en terme d’accompagnement et de dispositif dans le département où vous vivez.
Il est important de discuter avec ses collègues sur des situations qui sont compliqués, cela permet de se décharger mais aussi de trouver, parfois, des solutions qui nous ont échappé.
Il est important de discuter avec les personnes accompagnées , pas simplement vouloir régler le problème, parler des hobbies, des enfants… des choses plus sympa pour ces personnes (ils n’ont pas que des problèmes).
C’est normal si vous ne savez pas tout et ce n’est pas grave, il faut être honnête avec les personnes et leur dire que vous ne savez pas mais que vous allez vous renseigner.
Cela évite des informations approximative voire fausse et éviter les situations embarrassante ou vous aviez dit quelque chose qui n’est pas possible finalement.
Said - Conseiller en économie sociale familiale